Les bienfaits

Au-delà du rétablissement et du rééquilibrage des énergies (notion plus asiatique qu’occidentale !), le massage traditionnel thaïlandais apporte :

  • ·         Stimulation de la circulation sanguine et lymphatique,
  • ·         Stimulation du système musculaire en améliorant l’élasticité et l’élimination des toxines du muscle ;
  • ·         Amélioration articulaire par les étirements,
  • ·         Stimulation de la fonction respiratoire et digestive,
  • ·         Réduction des douleurs musculaires communes
  • ·         Réduction des tensions chroniques communes (sans origine pathologique grave) telles que «torticolis », « lumbago »,…
  • ·         Apaisement et relaxation mentale.
  • Il peut s’inscrire dans les démarches de récupération sportive ou de préparation à un objectif sportif.

 

A quelle fréquence faut-il recevoir un massage traditionnel thaïlandais ?

=> Il n’y a pas de règle. De nombreux thaïs vont se faire masser au moins une fois par mois.

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Les restrictions

Certaines affections ou états temporaires ne permettent pas de faire de massage sans avis d’un médecin et contact de celui-ci avec le praticien :

Hypertension grave - traitement de chimiothérapie ou oncologique en cours - forte fièvre

D’autres situations écartent temporairement certaines zones de massage (plaies, fracture ou opération récente, problèmes de peau…)

Dans tous les cas, si vous venez d’avoir un acte chirurgical récent, ou si vous êtes porteur de prothèse articulaire, ou bien encore si vous avez des problèmes tels que œdèmes, plaies, problèmes circulatoires, diabète, …., il est indispensable de le signaler. Ceci afin d’éviter des gestes, des pressions ou des étirements dommageables.

Si vous êtes enceinte, les massages ne sont pas appropriés. Certaines techniques de massage peuvent être pratiquées d’une façon spécifique par un praticien ayant reçu une formation spéciale. Je suis au regret de ne pas posséder cette compétence.

De même, il n’est pas recommandé de faire un massage immédiatement après un repas copieux,… ou sous l’emprise d’alcool ou de substances de type « drogues »

L’éthique des praticiens thaïlandais leur impose notamment la confidentialité sur ce qu’ils peuvent connaitre de leurs clients.

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                Les massages thaïlandais sont une pratique ancestrale qui fait partie intégrante de la médecine traditionnelle thaïlandaise, avec d’autres spécialités : la pharmacopée ; les soins aux femmes enceintes et aux bébés et les méthodes ancestrales pratiques. La légende attribue son origine au docteur Shivago Komarpaj qui aurait soigné la communauté des disciples de Bouddha. Au fil des ans, ces connaissances transmises oralement mais aussi par des documents et véhiculés principalement par les moines bouddhistes théravadien (la religion dominante en Thaïlande), se sont enrichies de pratiques locales, mais aussi de l’apport de médecines d’autres pays asiatiques et en particulier chinoises et indiennes.

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Outre les documents « locaux », il est fait indirectement mention des massages thaïlandais dans les comptes rendus de l’Ambassadeur de Louis XIV auprès du Roi de SIAM (Ancien nom de la Thaïlande) en 1661; Il note : « Quand une personne est malade, on fait appel à une personne expérimentée qui marche sur le malade et lui appui sur certains endroits de son corps ».

(Le Centre d'études historiques d'Ayutthaya a reproduit des tableaux rapportant ces échanges diplomatiques entre les deux pays)

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                Comme toutes les médecines asiatiques, la médecine thaïlandaise inclut, outre les aspects anatomiques, physiologiques ou « psychiques », la notion d’énergie (interne et extérieure). La maladie résulte ainsi autant de facteurs internes ou externes que d’un déséquilibre des énergies dans le corps qui affaiblissent les défenses du corps et favorisent les problèmes de santé. S’il est important de soigner, il est encore plus important de conserver son organisme dans un bon équilibre des éléments du corps et de l’esprit afin de résister aux différentes maladies ou d’éviter qu’elles ne s’aggravent.

                Le massage traditionnel est un des outils privilégiés pour contribuer à maintenir cet équilibre énergétique ou de permettre de le rétablir lorsqu’apparaissent des tensions, notamment musculaires ou tendineuses, mais aussi de la « fatigue », tant psychique que physique.

Il intègre des pressions précises sur des « lignes d’énergies » importantes mises en évidence au fil des siècles, ainsi que des étirements et en particulier sur 10 lignes. (SENSIP)

                La plupart des sources écrites de la médecine thaïlandaise ont été perdues en lors de la destruction de l’ancienne capitale AYUTAYA. Le Roi RAMA I a voulu, en 1788, reconstituer ces sources. Il confia au Wat Phra Chetuphon (Wat  Po) à Bangkok le soin de reconstituer ces connaissances, ainsi que celles du « RuessiDat Thon » (Yoga thaïlandais) et de les enseigner. On trouve ainsi dans l’enceinte ce temple de nombreuses plaques et statues destinées à la formation.

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                Mais les massages thaïlandais ne sont pas que des gestes techniques et des « routines » de procédures codifiées. Ils intègrent, pour le praticien, un cheminement mental d’ouverture et d’écoute pour adapter et d’individualiser au mieux les gestes, à chacun, en fonction de ses problèmes, de son âge et de sa morphologie. Seuls des formations en alternance avec des dizaines de massages permettent de faire ce long cheminement sans fin et de progresser dans l’efficacité.

Chaque journée de massage du praticien comporte ainsi, un moment de « méditation » et de concentration pendant lesquels il rend hommage à ses « maîtres » et à tous ceux qui ont contribué depuis des siècles à accumuler et transmettre des connaissances. Il se concentre aussi afin que chaque geste, chaque écoute et perception de la personne qu’il masse soit positivement orienté pour lui apporter un peu de « mieux être »

                De nos jours, à coté d’une médecine occidentale de qualité enseignée dans les universités du pays, la médecine traditionnelle, dont l’intérêt à été reconnu et est encouragé par l’Organisation Mondiale de la Santé, reste vigoureuse et enseignée. Elle est ainsi un complément ciblé des techniques occidentales.

Pendant longtemps réservé uniquement aux thaïs, les formations aux massages se sont ouvertes aux étrangers. De nombreuses écoles et centres enseignent les massages. Celles de qualités sont reconnues et labélisées par les ministères thaïlandais de l’éducation, de la santé et du travail.

                Anatomiquement, beaucoup de points de pression sont situés sur les zones musculo tendineuses, ou sur le milieu des muscles ou sur les fascias. De très nombreux points de pression sont aussi des points utilisés en acupuncture.

 

D'autres techniques traditionnelles complètent ces massages :

                 Les techniques "avancées" de massages comportent également des pratiques issues directement de la médecine traditionnelle chinoise telles les VENTOUSES et le GUA SHA, . Celles ci sont utilisées en complément des massages et des pressions pour des tensions et pour soulager des désagréments "de la vie courante" (rhumes courants, migraines, maux de ventre,....) . Elles permettent également aux praticiens avertis de mettre en évidences des problèmes plus importants dont les traitements relèvent des compétences d'un médecin "traditionnel" ou "occidental" confirmé après de nombreuses années d'études codifiées. Ces deux techniques sont également utilisées d'une façon différentes, dans des soucis de détente et d'esthétique, pour raffermir la peau (visage) et contribuer à affiner certaines parties du corps (ventre, cuisses, ..).

Mis à part quelques pathologies graves (hypertension élevée, ...), ces techniques et notamment les ventouses n'ont pas de contre indication. Elles doivent cependant être utilisées avec précaution chez la femme enceinte.

Les VENTOUSES: Le vide crée dans la ventouse permet un afflux de sang et une meilleure circulation dans la zone concernée et dans les zones en relation. Les ventouses sont placées le long des méridiens et sur les points en relation avec des les tensions externes ou internes à soulager. Cette pratique n'est pas douloureuse même si elle peut appraitre impréssionnante. Les marques formés par l'aspiration disparaissent en quelques dizaines de minutes. En cas de problème important, elles peuvent persister plus longtemps. La durée, la couleur, et la pigmentation de la peau qui apparaissent ne sont pas liés à la compétence gestuelle du praticien, mais dépendent des "problèmes" de la personne. La disparition des marques suit l'amélioration du "problème" parfois situé dans une autre partie du corps....  

Désormais, le vide dans la ventouse est réalisé par une petite pompe à vide manuelle permettant de doser l'aspiration.

On peut également, créer un vide restreint permettant de faire glisser les ventouses sur certaines zones (dos, ventre, cuisses,....) préalablements légèrement huilées, apportant ainsi une relaxation et un drainage profond. Cette technique ne laisse aucune marque.

 

Le GUA SHA: Basé sur des principes proches, cette technique de "grattage" permet de créer un afflux sanguin en surface de la peau. Selon les conceptions de la médecine traditionnelle chinoise, celui ci aide à l'évacuation de "la chaleur" causant ou entretanant le désordre. Cette technique est utilisée habituelllement dans de nombreuses régions d'Asie en complément de massage ciblé (tensions musculaires locales, ...) ou plus spécifiquement pour certains problèmes peu graves (mal de gorge, toux,....) Elle est pratiquée avec plusieurs instruments divers. Les plus utilisés par les praticiens, sont en pierre, en bois ou en corne. Ceux ci sont sont soigneusement néttoyés après usage. Le Gua Sha provoque pendant un certain temps des rougeurs totalement indolores. Elle disparaissent au fur à mesure de l'amélioration.

 

Le TOK SEN. Quelque peu différente des méthodes ci dessus, cette technique crée des vibrations le long des axes de massages et le long des muscles et des tendons, contribuant à la détente et au soulagement de tensions

Les principes de kinésithérapie des « points gâchettes » (Trigger points) ou des ondes de chocs sont d’ailleurs peu éloignés, avec des logiques et des conceptions différentes, de certaines procédures anciennes thaïlandaises thérapeutiques ou de la technique du Tok Sen !!!

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Cliquer sur la photo pour voir une vidéo de massage selon la de la technique du Tok Sen. Chiang Mai ; avec Joe Khumlee (Mahawan Temple).

En relation avec la médecine traditionnelle thaïlandaise et développée initialement par des ermites, le : ฤๅษีดัดตน (phonétiquement : RuessiDadtThon) peut se traduire par « la façon de mieux se porter du sage ». Il est une discipline corporelle et mentale que l'on peut rapprocher de la grande famille des « yogas », mais aussi du Qi Gong, dans la mesure où il est composé d’exercices corporels lents et conscients, de la perception de son corps et de son équilibre ainsi que de la perception et de la maîtrise de sa respiration, en pleine consceince de ceux ci. Cette pratique fait également appel à un travail de respiration consciente, pouvant être rapprochée des pratiques de méditation.

                Il permettait à ces « sages » de maintenir un état corporel compatible avec de longues heures de méditation, mais aussi permettait d’étirer spécifiquement certaines zones du corps et d’y faire des pressions ciblées « d’automassage » selon les principes du massage traditionnel thérapeutique. Il permet aux masseurs thaïs de maintenir un état corporel compatible à de longs massages pratiqués au sol en maintenant la concentration nécessaire.

                127 mouvements de base sont répertoriés historiquement, chacun avec une finalité particulière. 18 sont les plus couramment utilisés.

                Dans la pratique contemporaine, ces mouvements sont complétés par des mouvements issus d’autres yogas ou d’autres pratiques (Qi GONG,…) ; ou bien encore de considérations plus occidentales de « gymnastique posturale » ciblés sur un groupe musculaire fonctionnel précis.

                Il peut être également une discipline mentale de concentration et de prise de conscience de l’ensemble de son corps favorable à une recherche personnelle et à la méditation.

                Dans tous les cas, les exercices sont faits, quelle que soit la « posture », en pleine conscience de : son équilibre, son corps et de sa respiration. En fonction des personnes, des adaptations peuvent être faites pour avoir une pratique plus sereine (assis sur une chaise, ..)

                Cette pratique peut apparaitre dans un premier temps comme une suite d’exercices « fonctionnels » sur le plan physique. Mais, au-delà de la préparation physique de son corps, cette pratique apporte une connaissance fine de son corps et du corps en général

Elle apporte :

·         Des bienfaits physiques :

o   Amélioration de la souplesse des muscles et des tendons

o   Amélioration des perceptions kinesthésiques.

o   Amélioration des capacités d’équilibre  De nombreuses postures sont réalisées en équilibre sur une jambe. La pratique régulière améliore d’une façon significative cet équilibre. Ceci à tous âges. (Avoir un meilleur équilibre, c’est aussi entrainer les centres de l’équilibre à mieux réagir lors d’un déséquilibre pouvant entrainer des chutes dans la vie courante)

o   Diminution des douleurs et des tensions notamment au niveau du rachis

o   Participation au maintien des fonctions cardio-respiratoires. Comme toute activité physique, cette pratique active et donc entretien ces fonctions vitales.

·         Des bienfaits psychiques et mentaux :

                La recherche d’une meilleure perception et d’une meilleure connaissance, de son équilibre, de son corps, de ses gestes et de sa respiration.

                La pratique permet également d'avoir des gestes quotidiens plus ergonomiques. Dans la mesure où la conscience de son équilibre et de son corps, quelle que soit l'action que l'on fait, permet de détecter rapidement des postures ou des attitudes qui lorsque elles sont prolongées conduisent à des tensions ou des douleurs qui peuvent devenir chroniques.

                La meilleure consceience et maîtrise des aspects corporels permet également une meilleure « gestion » de sa pensée et de ses actions.

                Cette pratique contribue également à entrainer non seulement son corps, mais aussi son esprit à développer ses efforts en direction de : « la compréhension juste » ; « la pensée juste », « l’action juste », « l’effort juste », « l’attention juste » et la « concentration juste ». Nous sommes alors dans sa dimension « spirituelle » que chacun, librement, souhaite ou non aborder à titre personnel.

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