En relation avec la médecine traditionnelle thaïlandaise et développée initialement par des ermites, le : ฤๅษีดัดตน (phonétiquement : RuessiDadtThon) peut se traduire par « la façon de mieux se porter du sage ». Il est une discipline corporelle et mentale que l'on peut rapprocher de la grande famille des « yogas », mais aussi du Qi Gong, dans la mesure où il est composé d’exercices corporels lents et conscients, de la perception de son corps et de son équilibre ainsi que de la perception et de la maîtrise de sa respiration, en pleine consceince de ceux ci. Cette pratique fait également appel à un travail de respiration consciente, pouvant être rapprochée des pratiques de méditation.

                Il permettait à ces « sages » de maintenir un état corporel compatible avec de longues heures de méditation, mais aussi permettait d’étirer spécifiquement certaines zones du corps et d’y faire des pressions ciblées « d’automassage » selon les principes du massage traditionnel thérapeutique. Il permet aux masseurs thaïs de maintenir un état corporel compatible à de longs massages pratiqués au sol en maintenant la concentration nécessaire.

                127 mouvements de base sont répertoriés historiquement, chacun avec une finalité particulière. 18 sont les plus couramment utilisés.

                Dans la pratique contemporaine, ces mouvements sont complétés par des mouvements issus d’autres yogas ou d’autres pratiques (Qi GONG,…) ; ou bien encore de considérations plus occidentales de « gymnastique posturale » ciblés sur un groupe musculaire fonctionnel précis.

                Il peut être également une discipline mentale de concentration et de prise de conscience de l’ensemble de son corps favorable à une recherche personnelle et à la méditation.

                Dans tous les cas, les exercices sont faits, quelle que soit la « posture », en pleine conscience de : son équilibre, son corps et de sa respiration. En fonction des personnes, des adaptations peuvent être faites pour avoir une pratique plus sereine (assis sur une chaise, ..)

                Cette pratique peut apparaitre dans un premier temps comme une suite d’exercices « fonctionnels » sur le plan physique. Mais, au-delà de la préparation physique de son corps, cette pratique apporte une connaissance fine de son corps et du corps en général

Elle apporte :

·         Des bienfaits physiques :

o   Amélioration de la souplesse des muscles et des tendons

o   Amélioration des perceptions kinesthésiques.

o   Amélioration des capacités d’équilibre  De nombreuses postures sont réalisées en équilibre sur une jambe. La pratique régulière améliore d’une façon significative cet équilibre. Ceci à tous âges. (Avoir un meilleur équilibre, c’est aussi entrainer les centres de l’équilibre à mieux réagir lors d’un déséquilibre pouvant entrainer des chutes dans la vie courante)

o   Diminution des douleurs et des tensions notamment au niveau du rachis

o   Participation au maintien des fonctions cardio-respiratoires. Comme toute activité physique, cette pratique active et donc entretien ces fonctions vitales.

·         Des bienfaits psychiques et mentaux :

                La recherche d’une meilleure perception et d’une meilleure connaissance, de son équilibre, de son corps, de ses gestes et de sa respiration.

                La pratique permet également d'avoir des gestes quotidiens plus ergonomiques. Dans la mesure où la conscience de son équilibre et de son corps, quelle que soit l'action que l'on fait, permet de détecter rapidement des postures ou des attitudes qui lorsque elles sont prolongées conduisent à des tensions ou des douleurs qui peuvent devenir chroniques.

                La meilleure consceience et maîtrise des aspects corporels permet également une meilleure « gestion » de sa pensée et de ses actions.

                Cette pratique contribue également à entrainer non seulement son corps, mais aussi son esprit à développer ses efforts en direction de : « la compréhension juste » ; « la pensée juste », « l’action juste », « l’effort juste », « l’attention juste » et la « concentration juste ». Nous sommes alors dans sa dimension « spirituelle » que chacun, librement, souhaite ou non aborder à titre personnel.

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